a) déclenchements cérébraux

Les éléments déclencheurs de la peur sont divers. Nous avons par le biais de notre expérience pu découvrir que les sens étaient à l’origine de ce phénomène. Ainsi, la vision peut déclencher la peur: il suffit d’apparaître brusquement devant un individu pour la provoquer (cri, mouvement de recul). Par ailleurs, l’ouïe est aussi responsable de la peur puisque avec une musique effrayante nous avons pu déclencher la frayeur (accélération du rythme cardiaque).

Nos émotions prennent forme au plus profond de notre cerveau autour de notre cortex ce qu’on appelle le système limbique, avant même que l’on est conscience de ce qu’il se passe.  Une image, un son… stimulent cette partie du cerveau.

Ce sont tout d’abord les yeux qui transmettent l’ensemble des informations qu’ils captent au  thalamus : une gare de triage. Le thalamus envoie à l'amygdale l'information qu'il vient de recevoir (ex: une énorme masse sombre vient d'apparaitre) : peu précis mais extrêmement rapide.

 L’amygdale, experte en détection du danger, envoie les données vers l'hypothalamus: il s’agit d’une zone qui contrôle le système nerveux autonome c’est-à-dire le système qui commande les réflexes vitaux :les battements du cœur, la respiration… L’hypothalamus va donc répercuter sur l’organisme les effets de l’émotion.

En parallèle le thalamus a aussi fait parvenir les données venant des yeux au cortex visuel qui les analysent: le message est plus lent mais plus précis. Il est mis en relation avec les autres messages perçus par les sens, comme le cortex auditif. C'est une fois les informations décryptées par le cortex que nous prenons conscience de ce qu'il se passe.

Cependant il faut vérifier que le danger est réel. Le portrait de la menace est alors expédié à l'hippocampe qui joue un rôle essentiel dans la mémoire des évènements et qui va déterminer s'il y avait des raisons d'avoir peur en se basant sur des souvenirs que nous avons stocké tout au long de notre vie.

Une fois le danger bel et bien réel, c'est le cortex préfrontal qui joue beaucoup dans la prise de décision ( Faut-il fuir ?), qui  transmet ensuite le choix fait  au cortex moteur. Celui-ci va permettre la fuite en nous mettant en mouvement.

On le sait les images atteignent également le cortex visuel  où elles sont analysées.  Là le cerveau comprend très vite qu’il s’agit d’images en deux dimensions, que l’observateur est loin de la scène et que cette scène se déroule sur un écran par conséquent il s’agit d’un film. Ces données sont ensuite transférées au cortex préfrontale (le siège de la réflexion) qui a le rôle de calmer le jeu car il ne s’agit que d’un film donc pas de quoi s’affoler !

Comment notre corps réagis face à nos émotions ? Si nos émotions naissent dans le cerveau, ensuite elles s’expriment par des signes extérieurs !